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Balade à la Molière: les vaches, l’air pur et les framboises
Balade à la Molière: les vaches, l’air pur et les framboises
Elodie Morel
Il y a comme un phénomène magique qui frappe le voyageur circulant sur la route de Grenoble vers Autrans. Il se produit en été, en général après le passage du rond-point de Lans-en-Vercors. En suivant la direction d’Autrans, on emprunte une route qui grimpe franchement. A droite, des champs en pente raide. A gauche, la vue sur Lans. S’il fait chaud (et surtout si vous souffrez du mal des transports) vous roulez probablement la fenêtre ouverte. Et là tout à coup, une bouffée d’air vous caresse le visage, un air hors du commun, l’air le plus frais et le plus pur que vous ayez jamais respiré. Il sent l’herbe fraiche et les fleurs sauvages. Si l’été est un peu avancé, il est légèrement empreint du parfum des foins à venir.

Autrans ou Villard-de-Lans ne sont pas très hauts. Plus ou moins 1100 mètres d’altitude, typiquement des stations de « moyenne montagne ». Et pourtant, en respirant cet air-là, on a le sentiment d’être à des années-lumière de la ville. On comprend facilement pourquoi ces stations accueillaient il y a un siècle les malades de la tuberculose venus y soigner leurs poumons. On y envoyait aussi des enfants en petite santé, pour les requinquer.

Quand on se balade autour de Villard ou d’Autrans, on retrouve vite ce sentiment de pureté et d’oxygénation.

Des framboises, des vaches et de l’air pur

Par exemple, lors d’une balade à la Molière. Si l’on décide d’aller y faire un tour autour du 15 août, c’est mieux d’emporter avec soi des boites en plastique ou des seaux, car c’est le bon moment pour cueillir des framboises. Une glacière dans le coffre permettra de conserver les fruits plus longtemps en attendant le retour à la maison.

Pour commencer, on quitte Autrans en voiture, direction le domaine skiable de la Sûre. En été, le domaine fermé représente une impasse : une fois au pied des pistes, on emprunte une route qui nous emmène à flanc de montagne. Elle est étroite, il est difficile de s’y croiser. Par endroit, elle surplombe la falaise. La vue est splendide mais donne un peu le vertige. A certains endroits, on peut cependant se garer, à l’entrée de chemins forestiers. On descend de voiture et on se glisse entre les arbres et les fourrés, à la recherche des framboisiers. La cueillette des framboises est un peu fastidieuse : le fruit est fragile, et il se fait rare… Mais quand on a la chance de trouver un coin qui n’a pas été dévalisé par d’autres amateurs avant nous, on sait que le soir même, la maison sentira bon la confiture en préparation.

Bref. Une fois la cueillette effectuée, on remonte en voiture et on poursuit sa route. Vers la fin, elle se fait de plus en plus cabossée. Les hivers sont très rudes, le froid esquinte l’asphalte. La route est bordée de part et d’autres par une forêt assez clairsemée. Tout au bout, un parking a été aménagé sur le sol en terre. On se gare et on peut enfin accéder au plateau de la Molière.

Découvrir le Mont Blanc et ses neiges éternelles

Là encore, l’air frais, froid parfois même en plein été, vous frappe plus ou moins doucement au visage. Ici, des chemins de randonnées se croisent. Des marcheurs passent, chapeau sur la tête, bâton à la main frappant le sol à chaque pas. On devine le contenu de leur sac à dos. Pain, fromage, gourde d’eau remplie à la source toute proche, potable et délicieusement glaciale.

Certains font halte à la table d’orientation, implantée juste à la sortie du parking. De là, le spectacle est saisissant : dans la chaine de montagne qui se déroule devant nous, on trouve le Mont Blanc. Les noms des différents pics sont indiqués sur la table. C’est un moment de découverte de cet environnement. Ce passage à la table d’orientation de la Molière vaut à lui seul le détour.

Sur le plateau de la Molière, les vaches sont libres

En contrebas, les vaches circulent librement sur l’herbe lisse, comme couchée par le vent. Les enfants s’amusent à y faire des glissades. Les animaux qui broutent paisiblement sont une attraction à part entière pour les petits, qui viennent voir jusqu’où ils peuvent les approcher. Ce n’est pas facile de toucher une vache, la plupart d’entre elles sont très peureuses et font vite demi-tour quand les petites mains se tendent vers elles. Pour d’autres, la curiosité est la plus forte, et certaines vont jusqu’à venir flairer les petits pieds qui s’agitent dans les poussettes tout terrain engagées sur le chemin caillouteux traversant la prairie.

S’y promener aussi loin que possible est un plaisir. On profite de la vue sur les pics du massif du Vercors avant de revenir sur ses pas pour retrouver son véhicule.

C’est maintenant qu’il faut rentrer. On reprend la route dans l’autre sens, les passagers peuvent à nouveau se régaler des paysages. On a souvent la sensation d’être un peu soulé, par le vent, le soleil et surtout l’air pur, encore et toujours.

De retour à la maison, c’est le moment de se lancer dans les préparatifs de la confiture, dont la confection se poursuivra le lendemain : d’abord, les fruits vont macérer dans le sucre, ça commencera à embaumer dans toute la maison.
Mais ça, c’est une autre histoire.
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